Élizabeth’s profile is also available in French (see below).
Élizabeth Paradis is pursuing a PhD in Politics and International Studies at the University of Cambridge, where she studies the interaction between peacebuilding and regime trajectories in post-conflict countries, specifically the role that rule-of-law peacebuilding initiatives may play in upholding particular structures of authoritarianism. Élizabeth is especially interested in how common understandings that international interveners share about the rule-of-law shape their responses to governance and security issues faced by post-conflict states. She considers how this leads to privileging certain legal areas in ways that contribute to further judicial arbitrariness and state repression.
Her interest in peacebuilding and post-conflict justice developed through her time as an undergraduate student at the University of Ottawa, where, in addition to completing a joint degree in Civil Law and International Development (LL.L. and B.Sc.Soc.), she was involved in multiple internships, research and pro bono projects. She was a research assistant to Dean Marie-Eve Sylvestre on issues of criminal and constitutional law, while simultaneously conducting research and organizing a workshop for Professors Marie-Eve Desrosiers and Stephen Baranyi on the challenges of implementing the UN’s Sustainable Development Goal 16 in fragile states.
During her undergraduate studies, Élizabeth gained further awareness of the relationship between armed conflict, reconciliation and law through her involvement in drafting a research project on international guidelines against sexual violence, providing pro bono assistance to refugee applications and interning at the War Crimes and Crimes Against Humanity Section of the Canadian Department of Justice. Her passion for post-conflict justice led her to intern at the Extraordinary Chambers to the Courts of Cambodia, the hybrid tribunal tasked with prosecuting former senior leaders of the Khmer Rouge. During her time in Cambodia she witnessed the potential and limitations of transitional justice on a nation’s recovery after conflict.
Originally from Québec City and a member of the Québec Bar, Élizabeth had the honour of working as Justice Sébastien Grammond’s law clerk at the Federal Court, where she gained a deeper understanding of the court system and of the ideal and function of justice.
Completing her LL.M in international law at Cambridge in 2022, she is Co-Editor-in-Chief for the Cambridge Review of International Affairs, a student-run journal specialising in forward-thinking and interdisciplinary papers in the field of international relations.
Élizabeth hopes that her research will shed light on the crucial role that legal norms and institutions can play in shaping the long-term governance trajectories of post-conflict countries. Ultimately, since Canada routinely engages in peacebuilding initiatives, she hopes her research will benefit academic thought and policymaking on the consequences of rule-of-law interventionism.
Élizabeth Paradis poursuit présentement un doctorat en sciences politiques et études internationales à l’Université de Cambridge, où elle étudie l’interaction entre la consolidation de la paix (peacebuilding) et l’évolution de la gouvernance dans les pays post-conflits, plus précisément la façon dont les initiatives de consolidation de la paix portant sur l’état de droit peuvent potentiellement soutenir certaines formes d’autoritarisme. Élizabeth s’intéresse tout particulièrement aux présomptions partagées par les intervenants internationaux quant à l’état de droit; à la façon dont celles-ci peuvent influencer la réponse internationale aux enjeux de gouvernance et de sécurité auxquels font face les États en situation post-confit; ainsi qu’à la manière dont ces présomptions peuvent mener à privilégier certaines sphères du droit de façon à faciliter le développement de la répression étatique et d’une justice arbitraire.
Son intérêt pour la consolidation de la paix et la justice post-conflit s’est développé en concomitance avec ses études de premier cycle à l’Université d’Ottawa, où elle a complété un double diplôme en droit civil et développement international (LL.L. & B.Sc.Soc). Elle fut l’assistante de recherche de la doyenne Marie-Eve Sylvestre sur des questions de droit pénal et constitutionnel, et organisa également, dans le cadre d’un assistanat de recherche auprès des professeur.e.s. Marie-Eve Desrosiers et Stephen Baranyi, un atelier de discussion sur les défis de mise en œuvre de l’Objectif de Développement Durable 16 de l’ONU dans les États fragiles.
Lors de son baccalauréat, Élizabeth a acquis une conscience approfondie de la relation entre conflit armé, réconciliation et droit, notamment de pars son implication dans l’écriture d’un projet de rédaction de lignes directrices internationales pour combattre la violence sexuelle, l’aide pro bono à des demandeurs d’asile syriens, et la participation à un stage au ministère de la Justice, au sein de la section des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Sa passion pour la justice post-conflit l’a menée à poursuivre un stage aux Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens, un tribunal hybride chargé de la poursuite des anciens hauts dirigeants des Khmers Rouges. C’est lors de son passage au Cambodge qu’elle a pu témoigner du potentiel et des limites de la justice traditionnelle sur la guérison d’un peuple après la guerre.
Originaire de la ville de Québec et membre du Barreau du Québec, Élizabeth a eu l’honneur d’être auxiliaire juridique auprès de l’honorable juge Sébastien Grammond de la Cour fédérale, une expérience au cours de laquelle elle a pu approfondir sa connaissance des tribunaux et de la justice sous ses différentes dimensions.
Ayant complété une maîtrise en droit international (LL.M.) à Cambridge l’an dernier, elle est actuellement co-Éditrice-en-Chef du Cambridge Review of International Affairs, une revue étudiante qui se spécialise dans la publication d’articles avant-gardistes et interdisciplinaires dans le domaine des relations internationales.
Élizabeth souhaite que sa recherche puisse éclairer de nouvelles pistes de réflexion sur le rôle crucial que les normes et les institutions juridiques peuvent jouer dans l’évolution de la gouvernance à long terme dans les États post-conflit. Puisque le Canada est un acteur très impliqué dans la consolidation de la paix, elle espère que sa recherche saura bénéficier à la fois au développement de la pensée académique et à l’élaboration de politiques qui tiennent compte des conséquences de l’interventionnisme dans la sphère du droit.
